"Je crois que des changements de la Constitution sont légitimes

et nous allons en discuter. En conséquence, nous préparons un projet de modification de la Constitution", a déclaré le président dans une interview publiée par le quotidien El Mercurio.

Parmi les modifications envisagées figurent "une meilleure définition des droits de la personne et les modalités pour faire respecter" ces droits. Les amendements prévus précisent également "les obligations de l'Etat" et établissent "de meilleurs mécanismes de participation" citoyenne, a ajouté le président.

Quelques jours après l'accession en mars 2018 de M. Piñera à la présidence, son gouvernement avait annoncé qu'il ne permettrait pas l'examen d'un projet de loi que la présidente précédente, la socialiste Michelle Bachelet (2014-2018), avait soumis au Congrès pour modifier la Constitution. Le projet y ancrait l'inviolabilité des droits de l'homme, le droit à la santé et à l'éducation, et l'égalité salariale entre hommes et femmes.

Après trois semaines de manifestations massives au cours desquelles 20 personnes ont perdu la vie, le chef de l'Etat a précisé que le projet en cours devrait être discuté en même temps que celui de l'ex-présidente Bachelet et d'autres propositions qui pourraient être faites.

Depuis le début du mouvement de colère sociale déclenché le 18 octobre par l'augmentation du prix du ticket de métro, les protestataires ont dénoncé les inégalités sociales dans les domaines de l'éducation, de la santé et des retraites. Mais des voix ont réclamé aussi une assemblée constituante pour changer la Constitution.

Depuis la dictature, la Constitution a subi plus de 200 modifications dans plus de 40 articles, a rappelé le président. Les modifications doivent faire l'objet d'un débat au Congrès, seule instance compétente pour les valider.

A l'image des marches, organisées via les réseaux sociaux, des citoyens se sont réunis lors de conseils municipaux pour débattre des dispositifs de la future Constitution. Des référendums locaux sur le sujet seront organisés début décembre dans la très grande majorité des communes du pays.

Samedi, les marches de protestation, moins nombreuses et plus calmes que la veille, se sont poursuivies sous une chaleur intense dans la capitale.

Dans le quartier chic de Las Condes, des familles ont défilé sous des drapeaux chiliens et mapuche - principale minorité indienne du pays - en criant le slogan de la protestation sociale: "Chile desperto" ("Le Chili s'est réveillé").

Dans le quartier de Providencia, la police a repoussé avec des gaz lacrymogènes des dizaines de manifestants qui protestaient contre les blessures graves subies par un jeune homme touché aux yeux pendant les émeutes.

Des motards ont fait rugir leurs engins devant le palais présidentiel de La Moneda, tandis que des heurts isolés se sont produits sur la Plaza Italia, épicentre des protestations.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 400 personnes avaient été arrêtées vendredi et que plus d'une centaine - civils et policiers - avaient été blessées, principalement à Providencia et sur la Plaza Italia, où 75.000 personnes s'étaient rassemblées.

10/11/2019 06:44:12 -          Santiago du Chili (AFP) -          © 2019 AFP

 Artículo de prensa de Noticias Literarias

 

Le poète chilien — plutôt « antipoète », tel qu'il s'était défini — Nicanor Parra, est mort chez lui, à la Reina, dans la province de Santiago, à l’âge de 103 ans, a annoncé mardi dernier le ministre de la Culture du Chili, Ernesto Ottone. Il sera enterré jeudi, à Las Cruces, ville où il s’était retiré de la vie publique depuis une vingtaine d’années, refusant toute interview. 

Nicanor Parra, décrit par les journaux chiliens comme irrévérencieux et controversé, fut l’un des poètes les plus influents et les plus originaux de la littérature hispano-américaine contemporaine. 

 

Preuve en est : il fut de nombreuses fois récompensé : entre autres, lauréat du Prix national de littérature au Chili en 1969 ou, encore plus récemment, du Prix Cervantes en 2011.  

 

Nicanor Parra Sandoval est né le 5 septembre 1914 à San Fabián de Alico (village situé près de Chillán, à environ 400 kilomètres au sud de la capitale du pays, Santiago). Il fait partie d’une famille de neuf enfants, dont certains sont devenus des artistes populaires reconnus.

Nicanor Parra fut le seul à poursuivre des études supérieures. Il étudie les mathématiques et la physique à l’université du Chili. Par la suite, il reçoit deux bourses pour étudier deux ans à la Brown University aux États-Unis et à Oxford au Royaume-Uni. Il enseigne la physique, dirige l'École d'ingénierie de l'Université du Chili puis enseigne la littérature.

 

Gato en el camino est son premier texte connu. Deux ans après, il publie son premier livre de poème Cancionero sin nombre. Mais l'auteur a révolutionné la poésie latino-américaine avec son second livre Poemas y antipoemas (Poèmes et anti-poèmes) en 1954 — publié aux éditions du Seuil en France, en 2017.

Il marque la création du modèle antipoétique, un nouveau style de poésie, l'écrivain étant désireux de s'opposer à la tradition poétique, avec un antihéros, de l'humour, de l'ironie, du sarcasme et une langue mêlant argot et versification traditionnelle.
 

Il publie d'autres textes, par la suite : Versos de salón (1962), Canciones rusas (1967), Obra gruesa (1969), Artefactos (1972), Sermones y prédicas del Cristo de Elqui (1977), Nuevos sermones y prédicas del Cristo de Elqui (1979), Chistes para desorientar a la poesía : Chistes parra desorientar a la policia (1983), Coplas de Navidad (1983), Poesía política (1983), Hojas de Parra (1985) » avant de se retirer à Las Cruces. 


Nicanor Parra - Poèmes et antipoèmes et Anthologie - Trad. Bernard Pautrat - 9782021237450 - 23.80 €. 

 

Via La terceraLa Opinion

La grenouille aux sourcils jaunes : une nouvelle espèce découverte en Colombie

Une nouvelle grenouille fait du charme aux scientifiques. Outre ses jolis sourcils jaunes, ce sont surtout ses capacités à s’adapter à des zones variées et aux climats les plus rudes qui les fascinent.


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Son nom scientifique est Pristimantis macrummendozai mais on préférera tous l’appeler grenouille aux sourcils jaunes.

Les chercheurs de l’Institut Alexander von Humboldt qui l’ont découverte dans la cordillère andine orientale, affirment que cette grenouille terrestre est surprenante sur bien des points.

D’abord, elle peut se reproduire en zone humide. Sa coloration foncée lui permet d’autre part de se camoufler des prédateurs, mais également d’absorber la chaleur et le froid pour une adaptation à n’importe quel climat. Sa peau présente aussi des plis entre lesquels elle retient l’humidité.

Ainsi, cette nouvelle espèce de batraciens fait preuve d’une capacité d’adaptation étonnante qui l’aide à évoluer sur zones terreuses, rocheuses, sèches comme humides.

Ces caractéristiques permettent à la Pristimantis macrummendozai de survivre dans les conditions climatiques rudes des montagnes orientales colombiennes, dont la hauteur moyenne se situe autour de 3.000 m. En effet, elle habite les zones du complexe d’Iguaque Merchán appelées paramos : une sorte de lande humide entre les forêts chaudes et humides, et les neiges éternelles au pied des pics culminant à plus de 4.000 m.

 


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© Ariel Parrales Ramírez / Instituto Alexander von Humboldt

 

L’expert en biologie de l’Institut Humboldt, Andrés Acosta Galvis, a qualifié cette découverte d’encourageante. La Pristimantis macrummendozai est la deuxième grenouille retrouvée dans la région. Selon lui, la Colombie a encore beaucoup de travail à accomplir afin d’étudier toutes ses zones montagneuses.

La quantité d’espèces découvertes en Colombie fait déjà de ce pays l’un des plus diversifiés au monde du point de vue biologique. Et les zones montagneuses abritent des écosystèmes uniques, accueillant des espèces encore inconnues.


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Bicimáquinas, des machines à pédales pour labourer, égrener du maïs ou remorquer 600 kg

Au Guatemala, l’association Maya Pedal développe des bicimáquinas : des machines à pédales construites à partir de vieux vélos. Il s’agit d’une façon de simplifier et de mécaniser des taches comme laver le linge ou labour, grâce à l’énergie produite en pédalant.

Rédigé par Lucia García Botana

   

Les bicimáquinas, contraction de vélo et de machines en espagnol,                                                    sont le fruit de la transformation d’une bicyclette en un appareil ménager ou en un outil agricole.                                                                         Des procédés ingénieux qui permettent à plusieurs communautés guatémaltèques de se développer et                                                                 d’améliorer leur niveau de vie, tout en restant indépendantes de l’énergie électrique.

Derrière chacune de ces machines hybrides, il y a tout un                                                                       travail de dessin et d’ingénierie afin de créer des appareils adaptés aux besoins quotidiens des habitants                                                                 du village de San Andrés Itzapa. Décortiquer le maïs ou lancer un business de smoothies sont désormais                                                                       facilités grâce au travail des bénévoles de l’association Maya Pedal.

L’idée de départ était de faciliter et d’optimiser les tâches                                                                       quotidiennes tout en faisant du sport grâce à un processus complètement écologique et durable, qui n’utilise                                                              ni électricité ni combustibles fossiles et procure une complète indépendance énergétique.

Les bicimáquinas de Maya Pedal permettent de soutenir les économies familiales et d’améliorer le niveau de vie des habitants. L’activité a débuté en 1997 : près de 20 années durant lesquelles Maya Pedal a produit plus de 1.200 machines à pédales. L’équipe de Maya Pedal est constituée d’employés locaux et de bénévoles venus des quatre coins du monde : tout le monde peut d’ailleurs se porter volontaire pour une période de temps laissée au choix. Pour cela, il suffit simplement de postuler sur le site internet.

L’idée fait des émules puisqu’aujourd’hui, des groupes et des ateliers similaires ont vu le jour au Mexique, au Brésil, en Argentine et au Pérou. Même le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) a collaboré avec l’association pour l’aider à perfectionner ses plans et à concevoir de nouvelles machines.

Des machines à pédales pour tout faire

Maya Pedal reçoit des centaines de vieux vélos à partir desquels sont développées des solutions étonnantes répondant aux besoins des populations locales. Les seuls matériaux utilisés dans la fabrication sont le ciment, le bois et le métal. Le but est de profiter au maximum de la force de pédalage pour inventer des machines fonctionnelles et économiques.

Voici quelques exemples des bicimáquinas :

  • Égreneuse de maïs et moulin à céréales  : très utile dans des fermes familiales, cette machine, actionnée par une seule personne, permet d’égrener jusqu’à 2.600 kg de maïs par jour et de moudre 1,5 kg de grains de toutes sortes par minute.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Pompe à eau  : capable de puiser jusqu’à 35 litres d’eau par minute, aussi bien pour la consommation humaine que pour l’irrigation agricole. Elle fonctionne jusqu’à une profondeur de 30 mètres, contrairement à son pendant électrique, qui ne parvient à pomper que jusqu’à 12 mètres.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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